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Mieux sécurisé, plus performant et doté d'un adressage illimité, l'IPv6 s'impose pour répondre à l'augmentation des terminaux Internet. Pourtant, son adoption reste très lente. Retour sur le succès de l'IPv4 et présentation du protocole IPv6 par l'équipementier Allied Telesis.
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Un peu d'histoire...
Les créateurs d’Internet ne se doutaient probablement pas du succès qu’allait avoir cette technologie, pas plus qu’ils n’imaginaient l’ampleur du phénomène commercial et social qui s’en suivrait. Entre 1973 et 1983, Vinton Cerf et Robert Kahn, entre autres, conçoivent un système de réseau pour communiquer entre eux et utiliser les ordinateurs des uns et des autres.
De leur travail nait le protocole TCP/IP (Transmission Control Protocol/Internet Protocol), qui permet de fractionner les données en paquets pour les envoyer d’un ordinateur à un autre sur le réseau. Le protocole IP consiste à découper chaque message en paquets. Ceux-ci peuvent suivre un itinéraire variable avant d’atteindre leur destination où ils sont rassemblés pour reconstituer le message d’origine. Il est également appelé protocole « sans connexion » car il n’existe pas de connexion continue entre les deux appareils qui communiquent.
Dans un réseau, chaque appareil a sa propre adresse IP; cela permet au protocole IP de s’assurer que les paquets d’informations arrivent à la destination voulue.
au commencement: IPv4
IPv4, la première version commerciale du protocole IP, peut relier plus de 4 milliards d’adresses IP, et donc de machines. Ce nombre, qui paraissait énorme dans les années 70, s’avère à peine suffisant aujourd’hui. IPv4, également nommé IPng (IP de nouvelle génération) est le protocole IP le plus répandu aujourd’hui. Internet Protocol version 6 (IPv6) est la nouvelle version de ce protocole. Sa principale caractéristique est de disposer d’un espace d’adressage bien plus vaste. En effet, les adresses sont codées sur 128 bits contre 32 pour l’Ipv4, aussi le nombre d’adresses IP possibles passe de 4 milliards àplus de 3,4x103 8 .
Puis vint IPv6...
Aujourd’hui, le protocole IPv6 devient nécessaire à cause de l’augmentation du nombre d’internautes et des systèmes ainsi que de la convergence des services dans une infrastructure commune. En outre, IPv6 ouvre des opportunités commerciales pour les appareils sans fil, les réseaux P2P et la « maison intelligente ».
De son côté, un réseau P2P permet à un groupe d’ordinateurs de communiquer directement entre eux plutôt que par l’intermédiaire d’un serveur central, ce qui évite les dépenses et les délais associés à la gestion de tout le trafic sur le serveur. Les réseaux P2P servent pour les jeux multijoueurs en ligne, la ToIP, la vidéoconférence et de nouveaux modèles commerciaux de type Napster. Le marché des produits sans fil exige un service IP à faible latence, toujours actif, accessible et qui dispose d’une fonction autoroaming. De son côté, un réseau P2P permet à un groupe d’ordinateurs de communiquer directement entre eux plutôt que par l’intermédiaire d’un serveur central, ce qui évite les dépenses et les délais associés à la gestion de tout le trafic sur le serveur. Les réseaux P2P servent pour les jeux multijoueurs en ligne, la ToIP, la vidéoconférence et de nouveaux modèles commerciaux de type Napster.
Enfin, le passage à IPv6 est soutenu par les opportunités commerciales concernant les produits personnels intelligents tels que les voitures équipées d’Internet, les systèmes de sécurité ou encore les appareils électroménagers.
Pénurie d'adresses IP.
Dans certains pays, le manque d’adresses IP disponibles associé à ces opportunités commerciales ont poussé les gouvernements à imposer le passage au nouveau protocole IPv6. La Commission européenne, le Japon, Taiwan et la Corée l’ont choisi. D’autres pays d’Asie se préparent à la migration. Les ÉtatsUnis sont quelque peu en retard sur la transition, bien que le département américain de la défense compte passer à l’IPv6 pour 2009.
Quels sont les avantages d’IPv6 sur IPv4 ?
IPv6 dépasse certaines limitations d’IPv4.
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Le fait de disposer de plus d’adresses élimine la traduction des adresses réseau (NAT), ce qui représente un progrès important. Le système NAT a prolongé l’utilisation d’IPv4 en permettant à plusieurs appareils placés derrière un routeur de partager la même adresse IP mondiale. Cependant, il complique la résolution des problèmes de réseau, l’administration et l’implémentation de protocoles de sécurité comme IPsec. IPv6 élimine la traduction NAT et les problèmes associés, permettant ainsi de mettre en place une sécurité de bout en bout, transparente et sans faille. IPv6 impose l’authentification et le chiffrement, qui sont assurés par IPsec. Les entêtes d’extension d’authentification et de chiffrement ont été définis séparément, afin que les applications des couches supérieures puissent utiliser ces fonctions selon les besoins, indépendamment ou ensemble. L’élimination de la traduction NAT facilite l’application des fonctionnalités de sécurité dans IPv6.
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IPv6 rend le routage plus rapide grâce à l’affectation parfaitement coordonnée des adresses et une table efficace, créée par adressage hiérarchique. En outre, la fonction « address scoping » réduit le trafic réseau superflu en évitant que les données n’aillent plus loin que nécessaire.
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IPv6 simplifie l’administration du réseau et résout certains problèmes associés à l’informatique mobile, en permettant d’automatiser l’affectation ou la modification des adresses IP, et grâce à l’autoconfiguration.
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IPv6 intègre une fonction de QoS (Quality of Service), pour définir la priorité des flux sensibles aux délais et gérer efficacement les paquets (amélioration du transport des paquets voix et vidéo parallèlement aux paquets de données). La QoS est totalement intégrée à IPv6, pour mieux gérer les divers niveaux de qualité de service et distinguer davantage de flux. Elle est assurée à partir de deux champs de l’entête, chacun correspondant à une méthodologie de QoS donnée. Le premier est le champ Traffic Class sur 8 bits, le second est le champ Flow Label sur 20 bits. Conçu pour le modèle DiffServ8QoS, Traffic Class permet aux noeuds d’origine ou aux noeuds de transfert de définir la priorité des divers paquets IPv6 selon différents niveaux. Flow Label sert à demander un traitement particulier pour une séquence ou un flux de paquets.
Quand et comment se fera la transition?
Le passage d’IPv4 à IPv6 est plus une évolution qu’une révolution. La transition sera progressive car il serait trop coûteux de remplacer tous les appareils installés en une seule fois, même en tenant compte des avantages d’IPv6. Par ailleurs, les « rustines » comme la traduction NAT prolongent la durée de vie d’IPv4. Elles ralentissent le passage à l’IPv6 mais ne l’empêcheront pas. Les deux protocoles cohabiteront donc pendant une période assez longue.L’apparition d’applications intéressantes exigeant l’IPv6 accéléreront peut-être l’adoption du protocole, mais le passage d’IPv4 à IPv6 restera progressif.
Pour réussir la transition, les hôtes et les routeurs IPv6 doivent rester compatibles avec l’infrastructure IPv4, et utiliser la même méthode de traduction. Plusieurs solutions techniques ont été développées pour permettre cette coexistence.
Les dual stack IPv4/IPv6 :
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Dual IP Stack (fig.1)
Tunnelling (fig.2)
Tunnel Broker
6over4
6to4
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fig.1
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Les traducteurs d’adresse et de protocole réseau :
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Stateless IP/ICMP Translator, SIIT
Network Address TranslationProtocol Translation, NATPT
Transport Relay Translator
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fig.2
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Beaucoup d’acteurs du secteur des réseaux, comme Allied Telesis, ont anticipé l’adoption du protocole IPv6 et proposent déjà une gamme complète de produits compatibles.
Leurs clients pourront ainsi s’équiper d’appareils capables d’accompagner leur évolution versl’IPv6. Aujourd’hui, les routeurs et commutateurs en couche 3 d’Allied Telesis disposent d’un soutien logiciel complet pour IPv6. Certains commutateurs gèrent même totalement l’IPv6 au niveau du matériel.Ces produits autorisent l’implémentation complète du réseau IPv6 et facilitent la transition depuis IPv4, grâce à plusieurs fonctions avancées.
Un exemple d’implémentation IPv6 en place aujourd’hui…Le protocole IPv6 est déjà largement déployé au Japon. Il a été testé pour surveiller le trafic routier, grâce à l’installation de détecteurs dans les voitures. Certaines entreprises ont rapidement compris l’intérêt du système, à l’instar d’une société de taxi de Tokyo quil’utilise pour mettre ses clients à l’abri de la pluie. Lorsqu’il pleut sur l’un de ses taxis et que les essuie-glaces équipés de capteurs se mettent en marche, un message est envoyé au siège de la société. L’entreprise peut alors localiser le taxi et en envoyer d’autres dans la zone, afin de répondre à la demande des personnes qui souhaiteront prendre un taxi pour rester au sec.
Rémy Millescamps est le président directeur général d’Allied Telesis France, Iberia (Espagne, Portugal) et Afrique.
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